5.

Ainsi ma première injection d’hormonothérapie qui m’a fait craindre un bouleversement majeur coté libido ne m’a fait quasiment aucun effet. La grande fatigue annoncée, apparue certes l’après-midi même, mais d’une force que j’ai connue déjà dans le passé c’est avéré en être la seule réaction visible. Alors, le soir même au coucher, et avec gourmandise, je me suis employé à rencontrer dans mon imaginaire les filles et les femmes qui depuis ma première jeunesse me faisaient l’effet. Cette fois-ci je ne me laissais plus envahir par ma timidité mais je me comportais toutefois conformément à ma bonne éducation. Le but n’était pas envie de profiter du plein pouvoir qu’offre l’imaginaire, cet exercice je me le réservais pour d’autres occasions, là, j’allais rendre visite en tout bien et tout honneur et plus éventuellement si affinité. Eh bien à mon grand étonnement ce n’est pas les mêmes personnes qu’à l’époque que j’ai trouvé les plus craquantes. Je les approchais une par une, et ce n’est pas les mêmes qui je trouvais désirables et prometteuses. Car le désir était bien là. Une fille en particulier, dont le sex-appeal à l’époque me dérangeait et même me faisait fuir, à présent me convenait totalement et me promettait une montée au plafond torride. Tout le contraire d’une libido à plat annoncé. C’est l’outil qui n’était plus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *