3.

Il est nécessaire de se constituer et de poser un cadre dans et sur lequel fonctionner. Je n’ai rien pratiqué de tel durant de longues années et c’est une carence sérieuse concernant mon passé ainsi qu’une consigne pleine de bon sens concernant mon futur.
Est-il nécessaire de connaître la cause de ce manquement grave au bon sens ? Il est sans doute mieux de l’identifier quant au passé pour mieux l’identifier et mieux l’éviter à présent et à l’avenir.
Je crois qu’il est possible de dire qu’au départ qu’à mes débuts je refusais toutes les consignes raisonnables auxquelles j’ai pu me trouver confronté, et j’accordais une priorité absolue à « la vérité révélée » qui m’a été proposée par la religion et son église. Le cadre m’étant proposé par l’enseignement de l’église, qui était celle de mes parents aimés et aimants, j’ai fait tout mon possible pour en être un digne et exemplaire bénéficiaire, réceptacle, receveur, membre, bref pour en être.

Les nombreuses feuilles sur lesquelles j’ai noté plus tard mes pensées témoignent d’une sorte d’état de piège dans lequel je me trouvais placé par moi-même mais dont il m’était impossible de m’échapper.
Il serait intéressant de déterminer ma responsabilité personnelle dans la situation dans laquelle je me trouvais : à quel point étais-je et suis-je responsable du piège dans lequel je me trouvais capturé. Je ne suis pas l’auteur de l’Église catholique. Jésus l’était ? Était-il l’auteur de la religion catholique, et de son église, celle à laquelle adhère le peuple chrétien dont mes parents et moi-même ? À quel point j’en suis personnellement responsable et à quel point cette responsabilité est partagée avec d’autres pour devenir une coresponsabilité. Et le peuple chrétien lui-même, à quel point est-il responsable de son engagement dans le projet émanant de la sainte Église. À quel point un peuple (chrétien) peut-il de lui-même choisir de ne pas l’être ?

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