2.

Je me trouve dans un cul-de-sac. Emprisonné au-delà des paroles, condamné à une logique illogique, je sais que prendre la parole est comme rejoindre la rive, elle me sauve de noyade, mais elle me condamne à abandonner mon milieu préféré qui, en même temps n’est pas bon pour moi. Cet un élan qui me pousse à donner préférence à un milieu mortel qui me donne pourtant le sentiment d’y être chez moi. Serais-je programmé à me faire du mal à moi-même ? Ce n’est pas que je cherche à me donner la mort, je cherche un état de grand risque, parfaitement contrôlé, qui m’apaise. Je sais que le danger n’est pas réel, mais me frotter jusqu’au sang m’appelle à la vie…

1.

Ce matin-là je me suis levé avec envie de commencer une nouvelle vie. Ça y est, les concerts s’est fini. L’ultime, celui d’hier soir à la Salle Negresco a eu son succès, le public enthousiaste avec sa standing-ovation de trois quart heure, Daltonizzo franchement ému il en a vu d’autres pourtant dans sa longue carrière d’agent artistique, les musiciens d’orchestre avec larmes aux yeux. Brigitte évidemment n’était pas là. Au diable Brigitte, le monde ne s’arrête pas parce que Brigitte…
Dehors le temps est splendide avec ce magnifique soleil printanier, temps idéal pour un petit déjeuner sur la terrasse et le bon café. La nouvelle vie commence.